Prothèse de genou

 

  • Principe de l’intervention

Le but de l’opération est d’interposer deux éléments métalliques entre tibia et le fémur.

  • La voie d’abord sub vastus

La mise en place d’une prothèse de genou pose plusieurs problèmes. Le premier est la proximité du muscle quadriceps qui est proche du genou et il reste essentiel dans le verrouillage et la bonne marche du genou. Le deuxième problème est la superficialité de cette articulation qui ne tolère pas une agression importante sinon les suites opératoires seront longues voir compliquées.

Aujourd’hui les mini voies d’abord évitent l’agression du quadriceps et ce muscle reprend ses fonctions rapidement après l’intervention ce qui évite le port prolongé de l’attelle.

  • Les suites opératoires

Le jour de l’opération

Après l’opération le patient est conduit à la salle de réveil où il restera le temps nécessaire pour calmer la douleur par les perfusions. La sortie de la salle de réveil se fera une fois que l état de conscience satisfaisant sera retrouvé et une fois que la douleur soit totalement soulagée (il faut compter entre 2 et 3 heures).
Dans la chambre la douleur est soulagée et par le cathéter posé pendant l’intervention qui endort le genou.
La position la mieux adapté est la position allongé sur le dos et il vaut mieux ne pas trop bouger les premières heures mais le lever est possible mais ne devra pas se faire seul.

Si l’intervention est réalisé en ambulatoire le kinésithérapeute fera marché le patient avec des cannes mais la marche sans canne est souvent possible sur une courte distance, et une fois la radio faite le retour à domicile sera possible.

Le lendemain

Le pansement n’est pas refait si il est resté sec.
Le cathéter est maintenu et le kinésithérapeute vient dans la matinée afin de mobiliser doucement le genou et commencé la marche et la monter et descente des escaliers.

Si le patient est toujours hospitalisé une radiographie sera réalisée. La sortie est possible un fois la radio faite.

Deuxième jour

La marche est poursuivit avec le rééducateur et progressivement l’autonomie est obtenue.
Le cathéter est enlevé soit à la maison si la sortie s’est faite en ambulatoire ou le 1° jour, ou à la clinique si la sortie est faite le 2° jour.

La plupart des sortie se font 1° jour post opératoire.

  • Résultats

 

Prothèse de genou faite en ambulatoire

 

 

2° lever avec le kiné 4 heures après l’intervention ( le 1° lever a été effectuer avec le personnel soignant 2 heures après l’intervention)

 

 

 

Opéré depuis 5 jours d’une prothèse de genou cette dame vivant seule avait projeté d’être hospitalisée dans un centre de rééducation pendant 3 semaines, finalement elle est rentrée directement chez elle au 6° jour se trouvant assez autonome.

 

  • Les complications

 

L’infection

Elle représente 1% des opérations de prothèse de hanche, elle est favorisée par le diabète, les maladies circulatoires (athérosclérose, artériopathie…..), les hématomes, les infections associées (infection dentaire, urinaire, pulmonaire…). Il existe plusieurs type d’infections.

La première est l’infection nosocomiale qui a un rapport direct avec l’intervention chirurgicale ou surtout les suites opératoires (pansements).

La seconde est l’infection secondaire qui peut survenir plusieurs années après l’opération. Elle est provoquée par la présence de bactéries dans la circulation sanguine qui vont se fixer sur les éléments prothétiques. L’origine des bactéries est variée (dentaire, pulmonaire, urinaire…..).

 

Les phlébites et les embolies pulmonaires

 

Une phlébite est une veine qui se bouche par un caillot de sang, ce caillot peut migrer jusqu’aux vaisseaux pulmonaires et entrainer des problèmes pulmonaires graves.

On peut empêcher la formation de ces caillots par la prise d’anticoagulants (petite injection à faire sous la peau tous les jours) pendant une durée de 5 semaines après l’intervention et le port de bas de contention pour une durée identique.

 

Les problèmes de cicatrisation

 

Il sont favorisés par la multiplicité des cicatrices. En effet chaque cicatrice doit être suffisamment éloignées afin d’éviter cette complication. Si cet espace entre le cicatrices n’est pas respecté la peau intermédiaire va nécroser (c’est à dire noircir et mourir), la prothèse ne sera plus couverte et apparaitra sous la plaie. En l’absence de prise en charge chirurgicale rapide l’infection sera inéluctable.

 

Les complications rares

 

Les lésions de gros vaisseaux peuvent entrainer au mieux un hématome au pire une dévascularisation du membre inférieur en l’absence de réparation.

 

Les lésions neurologiques, 1 nerf est le plus fréquemment atteint :

 

  • Le nerf sciatique: il permet de relever le pied et les orteils et donne la sensibilité à la jambe et au pied.

La récupération des lésions neurologiques sont possibles spontanément car il s’agit le plus souvent des cas d’étirement des nerfs sans discontinuité. La récupération est par contre longue.

Ces complications représentent moins de 1% des cas mais ne doivent pas être négligées car souvent lourdes de conséquences.